Elle n’est pas venue. Elle, c’est Georgina Mikhael, la compagne d’Hervé Falciani à l’époque des faits, avec laquelle il s’est rendu au Liban. Le duo avait fait le tour de plusieurs banques de la place pour proposer – c’est la thèse de l’accusation – des informations sur les clients dérobées auprès de HSBC. Contre rémunération? La défense le conteste, comme elle nie que les données proposées aient concerné la clientèle de l’établissement genevois.

Elle a informé le Tribunal pénal fédéral mercredi soir à 20h18 qu’elle se se présenterait pas, a expliqué le président de la cour jeudi matin. Le témoignage de cette comparse, contre laquelle les poursuites ont été abandonnées, était très attendu. Car c’est notamment sur ses déclarations devant les enquêteurs que repose la thèse de l’accusation selon laquelle Hervé Falciani cherchait à se faire payer – ce qui affaiblit l’image du lanceur d’alerte qu’il cherche à imposer. Le procès devrait se poursuivre jeudi après-midi avec l’audition d’une représentante de l’une des banques qui avait reçu Hervé Falciani.

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