Au printemps 2014, Le Temps a obtenu les analyses des émissions polluantes dans l’air et dans l’eau de la raffinerie Tamoil depuis 2008 et jusqu’en 2012. C’était la première fois que l’Etat du Valais rendait une décision de transparence en faveur d’un média. La loi sur la transparence et la protection des données est entrée en vigueur en 2011 en Valais.

Le Temps a demandé l’accès à ces documents au Service de protection de l’environnement de l’Etat du Valais en 2012, lequel les lui a refusés. En vertu de la loi sur la transparence et de la loi sur la protection de l’environnement, il apparaissait pourtant que ces données étaient publiques. Après une tentative de médiation le 22 octobre 2012, une décision de la préposée à la protection des données et à la transparence est rendue en faveur du Temps le 23 novembre 2012. Tamoil fait recours le 18 janvier 2013, le conseil d’Etat a tranché le 12 mars 2014 en notre faveur. «Il y a ici clairement – en l’état de la présente procédure – un intérêt public, voire privé prépondérant à informer la population sur ces émissions polluantes et sur les résultats des mesures d’assainissement exigées puis entreprises», a estimé le gouvernement valaisan.