Privé de conseiller fédéral et de métropole, pris en étau entre les pôles de croissance de Zurich, de Bâle et de l’Arc lémanique, le deuxième canton suisse le plus peuplé, celui de Berne, fait sa révolution, par touches successives. Depuis vingt ans, le scandale des caisses noires et la débâcle de sa banque cantonale, il multiplie les réformes, cherche le délicat équilibre entre le développement de ses centres urbains et de ses régions périphériques. Il fait office de laboratoire institutionnel de la démocratie, en prônant la rationalité centralisatrice et en déléguant des compétences à ses régions et à sa minorité linguistique francophone.

Dans la perspective des élections cantonales du 28 mars, où les citoyens désigneront leurs autorités dans une lutte farouche entre gauche et droite, Le Temps braque ses projecteurs à partir de lundi 15 mars et toute la semaine sur Berne et les Bernois, en commençant par une double page sur sa modernisation. En immersion dans cet espace divers à souhait, nous vous proposons notamment de rencontrer les personnalités «qui font Berne», les jeunes de la relève politique, des francophones heureux, ou de découvrir les charmes méconnus de la région biennoise.