Rue Rousseau à Genève, mardi après-midi, l’ukrainien est à l’honneur. Mais c’est le français qu’il faut apprendre. Le français et toutes ses lettres traîtres qui ne se prononcent pas, la langue qui ouvrira la porte d’une nouvelle vie après celle qu’ils ont dû abandonner. Dans cette classe d’accueil de l’enseignement secondaire II (ES II), deux nouveaux élèves de 17 ans rejoignent des concitoyens arrivés ces dernières semaines, portant à huit sur douze élèves le nombre des Ukrainiens dans la salle. La classe compte aussi un Brésilien, un Iranien et deux Sri-Lankaises.