Après les grandes déclarations, la mise en application de l’accord entre Uber et l’Etat de Genève semble plus compliquée que prévu. Alors que l’application a recommencé à fonctionner lundi dans la soirée après dix jours d’interruption, de nombreuses zones d’ombre subsistent. Sur les conditions du transfert vers la société partenaire chargée par Uber d’employer les chauffeurs, mais aussi sur le remboursement des arriérés dus par le géant californien. Pour le syndicat SIT, mandaté par 150 chauffeurs en colère pour entamer une négociation, Uber n’assume pas ses responsabilités dans ce qui s’apparente «au plus grand licenciement collectif depuis Merck Serono». L’Etat, qui promet de maintenir la pression, semble dépassé.