Dans le canton de Vaud, ce mardi était le jour de dépôt des candidatures pour les postulants à la syndicature. Dans plusieurs villes, dont toutes les plus grandes sauf une, le ou la cheffe de l’exécutif ne fera pas l’objet d’une bataille électorale, l’élection étant tacite par défection de la minorité, trop faible. C’est le cas sans surprise à Lausanne (six sièges à gauche, un à la droite), où Grégoire Junod est reconduit pour cinq ans. Idem à Renens (cinq responsables de gauche, pour cinq postes), où Jean-François Clément (PS) poursuivra sa présidence.


Quelques articles sur les élections communales


Jours tranquilles à Nyon et Yverdon

A Nyon, le maître de Paléo Daniel Rossellat n’est pas remis en question, même s’il a réalisé un score plutôt moyen au premier tour, arrivé quatrième du bloc de gauche des cinq sortants réélus.

A Morges, la seule ville où la droite a gagné des plumes cette année, l’actuel syndic, le PS Vincent Jaques, minorisé par la victoire de la droite le 28 mars, renonce au poste. La PLR Mélanie Wyss le reprend.

A Yverdon, la municipalité a indiqué la semaine passée qu’elle veut innover avec une co-syndicature. Comme cela n’existe pas sur le plan institutionnel, formellement, c’est Pierre Dessemontet qui s’installe dans le fauteuil de chef.

Des nouvelles têtes sur la Riviera

Sur la Riviera, les deux principales villes seront tenues par des figures nouvelles. A Montreux, le socialiste Olivier Gfeller accède à la fonction suprême, là aussi sans élection.

A Vevey, après des années de crise, il reviendra à Yvan Luccarini, sous le drapeau de l’alliance de gauche (Décroissance alternative, sa formation, ainsi que Les Vert·e·s et le parti socialiste) de pacifier la municipalité, dans laquelle il siège depuis août 2020. Il démissionnera du Grand Conseil. A noter que dans cette ville, le syndic n’est pas le municipal le mieux élu: Antoine Dormond (Les Vert·e·s) et Laurie Willommet (PS) avaient raflé le plus de voix au soir du second tour, le 28 mars. Mais ils n’ont jamais siégé dans un exécutif et ont préféré laisser la bride à leur doyen de fonction.

Une cité d’importance connaîtra un combat électoral: Aigle. En l’occurrence, la dispute opposera les deux seuls sortants, Grégory Devaud (PLR) et Jean-Luc Duroux (Démarche citoyenne, indépendant).