Les connexions suisses du djihadiste qui a précipité un camion sur un marché de Noël à Berlin, le 19 décembre, se précisent. Selon la chaîne allemande ARD, qui cite des enquêteurs allemands, l’arme que possédait le terroriste, Anis Amri, aurait été acquise en Suisse. C’est avec ce pistolet de type Erma qu’il a abattu le chauffeur du camion qui lui a servi à commettre l’attentat.

Selon ARD, le Tunisien avait séjourné plusieurs fois en Suisse avant l’attaque au camion, qui a fait 12 morts. Le 30 juillet, il avait été arrêté par la police allemande à Friedrichshafen, près de la frontière germano-suisse, alors qu’il s’apprêtait à se rendre à Zurich. Il avait été aussitôt libéré, les autorités n’étant pas en mesure de vérifier son identité. Il possédait deux passeports italiens et transportait de la drogue, selon ARD.

Une procédure pénale ouverte

En Suisse, le Ministère public de la Confédération (MPC) a annoncé mener une procédure pénale contre inconnu, en lien avec l’attentat de Berlin. L’enquête doit permettre d’établir si l’auteur de l’attaque avait des contacts en Suisse.

Un certain nombre d’indications d’autorités étrangères a conduit les enquêteurs suisses à ouvrir une procédure pénale contre inconnu, a indiqué le porte-parole du MPC André Marty mercredi soir sur les ondes de la radio alémanique SRF.

La procédure a été ouverte pour soupçon de soutien, respectivement, de participation à une organisation criminelle, ainsi que pour soupçon d’infraction à la loi fédérale sur l’interdiction des groupes Al-Qaida et de l’Etat islamique.

Abattu à Milan

Anis Amri a été abattu à Milan le 23 décembre. Alors que les policiers lui demandaient ses papiers d’identité, il a sorti une arme avant d’être tué par un policier.

En Allemagne, le terroriste utilisait au moins 14 identités différentes. L’attentat de Berlin a été revendiqué par l’Etat islamique.


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