Justice

Les tests ADN sur les militants pro-climat contestés

Pour le professeur de droit Dominique Sprumont, il n’y avait aucune raison d’effectuer des prélèvements ADN sur les activistes arrêtés en marge des actions contre Credit Suisse à Zurich et à Bâle

Nouvelle polémique dans le sillage des actions pro-climat menées à Zurich et à Bâle la semaine dernière. Tous les militants arrêtés pour avoir bloqué le siège de Credit Suisse et d’UBS ont été soumis à un test ADN lors de leur garde à vue, parfois sans leur consentement, ainsi que l’a révélé dimanche le SonntagsBlick. Une démarche jugée excessive par plusieurs experts qui augmente les soupçons d’un traitement policier et judiciaire disproportionné. Les 83 activistes concernés vont faire opposition.

Ces échantillons ont été prélevés grâce à un frottis à l’intérieur de la joue, comme on le fait le plus souvent. Mais la loi fédérale sur l’utilisation de profils d’ADN conditionne l’usage des tests à des délits graves. L’article 5 mentionne qu’ils s’appliquent à des personnes «qui ont été condamnées à une peine privative de liberté de plus d’une année pour un crime commis intentionnellement; pour un crime ou un délit commis intentionnellement contre la vie et l’intégrité corporelle ou contre l’intégrité sexuelle».