François Marthaler, conseiller d'Etat vaudois, et Christophe Reymond, secrétaire général de la Fédération patronale vaudoise, défendent deux visions divergentes du développement de la mobilité entre Lausanne et Genève. Le responsable vert des infrastructures cantonales mise sur les transports publics, le rail notamment, et la télégestion des tronçons autoroutiers saturés. Le porte-parole des entreprises appelle de ses vœux une troisième voie à la fois pour l'autoroute et pour le chemin de fer. Le dynamisme présent et futur de l'Arc lémanique réclame à son avis des investissements urgents sur l'asphalte et sur le ballast.

Le lancement hier à Lausanne d'une pétition en faveur de l'élargissement de l'autoroute Lausanne-Genève relance le débat. Sous le sceau de la sécurité, la pétition vise surtout les bouchons qui pénalisent les entreprises, l'accroissement constant du trafic, les réticences des autorités. Le monde de l'économie épaulé par des élus cantonaux et fédéraux du centre-droit vaudois cherche ainsi à faire entendre sa voix au Château, mais surtout à Berne. C'est l'occasion pour François Marthaler et Christophe Reymond de confronter leurs points de vue.