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Le théâtre du pouvoir

L'actualité de la coupole

Le théâtre du pouvoir

Arrosé

La mauvaise conscience, ça existe en politique. Le rejet par le Conseil des Etats de l’initiative de Yannick Buttet a mis mal à l’aise plusieurs sénateurs. Yannick Buttet demandait l’organisation d’une session extra-muros du parlement en Valais, qui digère mal la Lex Weber et la nouvelle loi sur l’aménagement du territoire. L’idée ne restera pas sans suite. «On a planté la graine, maintenant on va l’arroser», promet-il. C’est le Vert genevois Robert Cramer qui tiendra l’arrosoir. Il prépare une intervention, qu’il déposera au Conseil des Etats après y avoir défendu la loi sur la nationalité et… après la fête des vendanges de Russin. «Je vais reprendre l’idée d’une session en Valais, qui fêtera en 2015 le bicentenaire de son entrée dans la Confédération», annonce-t-il. D’autres réflexions suggèrent de délocaliser une session par législature. L’arrosage sera-t-il suffisant pour que la graine pousse?

Cuisiné

La soirée de mercredi fut arrosée à l’hôtel Bellevue à Berne. Pas moins de dix-huit vins ont été dégustés lors du repas de gala qui a lancé la Semaine du goût. Un moment savoureux pour le président de la Confédération, Ueli Maurer, à qui l’on a rappelé que les vins et ses Gripen avaient en commun leur volatilité. L’entrée, une harmonie de poissons et de légumes, avait été préparée par le Swiss Armed Forces Culinary Team, qui a décroché le titre de championne olympique des cuisines militaires. «Nous avons la meilleure équipe de cuisiniers militaires du monde, c’est un premier pas vers la meilleure armée du monde», a ironisé le ministre de la Défense. Faisons rapport. Une bonne armée, c’est toutefois davantage qu’un rata et un coucou.

Asséché

Jacques Neirynck prend congé. Le doyen du parlement fédéral, où il continue bien sûr de siéger, a signé son dernier éditorial dans la revue du PDC, La Politique, qui disparaît du paysage médiatique après sept ans d’existence, faute de moyens financiers suffisants. Le parti reçoit moins d’argent de l’économie, ont confessé dans la NZZ am Sonntag plusieurs de ses cadres. Cette publication avait pour but de «défendre la position centriste, mais aussi centrale dans la politique suisse» occupée par le PDC, qui, écrit Jacques Neirynck, «a choisi une voie étroite, la seule qui mène au succès par la création d’une image claire d’un parti». Mais si l’afflux d’argent vers le PDC s’est asséché, n’est-ce pas parce que les bailleurs de fonds ne distinguent plus assez clairement cette «image claire»?

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