«Ce n’est pas notre devoir de propager des spéculations», a indiqué mercredi à l’ats le rédacteur en chef Diego Yanez. Il confirme que la télévision alémanique ne diffusera pas le documentaire, décision révélée par le quotidien «Blick». La Télévision suisse romande ne montrera, elle, pas de version française de ce document, a précisé Catherine Saidah, porte-parole.

Le reportage produit en collaboration avec la télévision canadienne CBC défend la thèse selon laquelle des preuves montrant qu’il s’agit bien d’un attentat ont été détruites et que les résultats de l’enquête officielle ont été manipulés. Pas de certitude

Après quatre ans et demi d’enquête, les causes de l’incendie à l’origine du crash n’avaient pas été déterminées avec certitude. Le rapport officiel publié en 2008 estime que l’origine de l’accident est un arc électrique sur un câble du système de divertissement.

Selon «Blick», Beatrice Tschanz, ancienne porte-parole de Swissair, a eu accès à des documents présentés dans le reportage qui confirmeraient que les enquêteurs ont dès le début voulu écarter la thèse de l’attentat. «Ca a été un choc», commente-t-elle.

Le vol Swissair 111 a décollé de New York le 2 septembre 1998 pour se rendre à Genève. Environ une heure après le décollage, les pilotes ont remarqué de la fumée dans le cockpit. Peu après, l’avion s’écrasait dans l’océan près d’Halifax.

Les 215 passagers et 14 membres d’équipage sont morts. C’est la pire catastrophe aérienne de Swissair et de l’aviation civile suisse.