Le libéral-radical Thierry Grosjean a remporté le second tour de l’élection complémentaire au Conseil d’Etat neuchâtelois. Le vigneron d’Auvernier, qui succède à son collègue de parti Frédéric Hainard, a devancé de quelque 2500 voix le Vert Patrick Erard, soutenu par toute la gauche. Le nouvel élu a fait la course en tête dans les communes rurales. Acquises à la gauche, les villes de Neuchâtel, La Chaux-de-Fonds et Le Locle n’ont pas suffi à inverser la tendance.

Arrivé dans la cour du Château juste après la publication des derniers résultats, Thierry Grosjean s’est immédiatement exprimé devant une cohorte de supporters emmenée par le conseiller aux Etats Raphaël Comte, le conseiller d’Etat Philippe Gnaegi et le président du groupe des députés Jean-Bernard Wälti. Très ému, il a remercié le PLR et sa famille pour leur soutien. Il a rendu hommage à Patrick Erard «pour la campagne digne» menée ces dernières semaines et s’est dit impatient de «travailler avec la fonction publique», qu’il a appris à connaître à travers l’héritage se son père, l’ancien conseiller d’Etat Carlos Grosjean.

Du côté de la gauche, l’ambiance était morose. Beaucoup espéraient que le regain de participation à La Chaux-de-Fonds et au Locle (+5% par rapport au 1er tour) permettrait à Patrick Erard de passer l’épaule. Ce regain de mobilisation de l’électorat de gauche a été contrebalancé par un fort report de voix des électeurs des petits partis vers Thierry Grosjean. A noter la mauvaise humeur des Neuchâtelois exprimée par près de 2000 bulletins blancs ou non valables (4%). C’est cinq fois plus que lors du second tour de l’élection générale au Conseil d’Etat en avril dernier.