Election

Thomas Aeschi: «Pour l'UDC, un élu romand est une bonne solution»

Le perdant du jour estime que son parti va pouvoir gagner en visibilité en terres francophones. Il assure, parlant peut-être aussi de son ambition politique: «Le travail continue»

Impassible comme à son habitude, Thomas Aeschi n'a pas montré le moindre signe de déception après son échec. «Ce qui est important, c'est que la concordance a été rétablie», offre-t-il en guise de réponse. «Le travail continue. Nous avons de grands problèmes à résoudre en Suisse. Nous devons réduire l'immigration. Nous devons combattre l'adhésion rampante à l'Union européenne. Nous devons diminuer les dépenses de la Confédération. Je continuerai de me battre pour ces questions au parlement», poursuit-il.

Lire aussi: notre suivi de l'élection du Conseil fédéral, de 7h30 à 15h10

Je ne connais pas les raisons de mon échec

Il refuse de dire si la porte du Conseil fédéral est définitivement fermée pour lui. On pourrait en effet reparler de lui au moment du départ, dans quelques années, d'Ueli Maurer. L'une des raisons de son échec découle de son manque d'expérience et de sa jeunesse. «Je ne connais pas les raisons de mon échec», répond-il quand on lui demande s'il pense avoir été jugé trop jeune. «Je vais continuer de faire mon travail de parlementaire, un travail très intéressant et important pour nos électeurs», ajoute-t-il.

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L'UDC est moins fortement implantée en Suisse romande qu'en Suisse alémanique

Avec Guy Parmelin, la Suisse romande a trois représentants au Conseil fédéral et la Suisse centrale aucun. Est-ce déséquilibré? «C'est le parlement suisse qui a choisi d'avoir un troisième Romand. Pour l'UDC, c'est une bonne solution. Cela lui permet de gagner davantage de visibilité et d'électeurs en Suisse romande, où elle est moins fortement implantée qu'en Suisse alémanique», poursuit-il.

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