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Thomas Borer: «La Suisse doit réinventer sa neutralité»

«L’actuelle neutralité militaire permanente doit être remise en question. Elle n’est pas un but en soi», tranche l’ancien ambassadeur devenu célèbre dans les années 1990 comme chef de la task force sur les avoirs en déshérence

Thomas Borer au Palais fédéral en mai 2015. — © LUKAS LEHMANN / KEYSTONE
Thomas Borer au Palais fédéral en mai 2015. — © LUKAS LEHMANN / KEYSTONE

La situation ne manque pas de piquant. En automne dernier, le Conseil fédéral n’a pas suivi Ignazio Cassis, dont le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) avait présenté un rapport prônant une «neutralité coopérative», qui aurait permis une plus grande souplesse dans la réexportation d’armes. Le gouvernement en restait donc à la neutralité telle qu’il l’avait esquissée en 1993. A l’époque, c’est Thomas Borer, jeune diplomate travaillant dans la section responsable du droit international du DFAE – devenu par la suite chef du groupe de travail sur les avoirs en déshérence, ambassadeur de Suisse en Allemagne et aujourd’hui consultant – qui avait rédigé ce rapport. Dans nos pages, ce même Thomas Borer, qui a par le passé conseillé des hommes d’affaires russes comme ukrainiens, plaide aujourd’hui pour une évolution de la neutralité, précisément dans le sens envisagé par Ignazio Cassis.

Le Temps: Vous êtes l’auteur du rapport sur la neutralité de 1993, celui que le Conseil fédéral considère comme toujours valable. Quelle était la situation géopolitique d’alors?

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