Selon toute vraisemblance, le Suisse Thomas Greminger sera le nouveau secrétaire général de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Diffusée ce mardi par l’agence de presse autrichienne APA, cette nouvelle n’est toutefois pas encore officialisée. Demain 12 juillet, le Conseil permanent des ambassadeurs de l’OSCE doit transmettre un projet de décision au Conseil des ministres afin de repourvoir quatre postes importants de l’organisation dans le cadre d’une procédure par correspondance. Lequel Conseil a ensuite une petite semaine pour ratifier ou contester l’un des nominés, dont Thomas Greminger.

Le soutien de Moscou et de Washington

Quoi qu’il en soit, Thomas Greminger (56 ans), dont la carrière a toujours oscillé entre la diplomatie et la coopération au développement, est idéalement placé pour succéder à l’Italien Lamberto Zannier, dont le mandat s’est achevé en juin dernier au poste de secrétaire général. Didier Burkhalter avait annoncé cette candidature en marge de la Conférence de la sécurité à Munich en février dernier.

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Après cela, l’actuel numéro 2 de la Direction pour le développement et la coopération (DDC) avait multiplié les visites dans les grandes capitales, de Moscou à Washington et de Vienne à Ankara, pour les convaincre de la nécessité de poursuivre le travail de l’OSCE comme promoteur de la sécurité et de la paix dans le monde. Russes et Américains ont été vite convaincus. Personne n’a oublié le rôle que la Suisse a joué en 2014 – alors qu’elle présidait l’OSCE – dans le processus de désescalade en Ukraine, même si ce conflit continue à faire des victimes dans la région du Donbass. Dans l’ombre du conseiller fédéral Didier Burkhalter, Thomas Greminger est l’homme qui avait persuadé les parties en conflit de mettre sur pied la plus importante mission d’observation – quelque 700 hommes actuellement – de son histoire.

Succès pour la diplomatie suisse

Si elle se confirme, la nomination de Thomas Greminger est sans conteste un beau succès pour la diplomatie suisse. «Le poste de secrétaire général de l’OSCE est l’un des plus importants au sein des grandes organisations internationales. Il témoigne de la confiance dont jouit la Suisse dans le monde entier en tant que négociatrice et facilitatrice en faveur de la promotion de la paix», commente Roland Rino Büchel, le président de la Commission de politique extérieure du Conseil national.