UDC

Toni Brunner va quitter le monde politique

Le conseiller national saint-gallois UDC, âgé de 44 ans, quittera la politique d’ici à la fin de l’année

«Samedi, le président du Conseil national recevra ma lettre de démission», explique Toni Brunner, qui a été président de l’UDC entre 2008 et 2016, à la «Schweiz am Wochenende».

«A côté de la politique, ma famille, ma ferme et mon auberge ont toujours un peu été lésées», souligne le conseiller national, dans une interview à paraître samedi. Il dit maintenant vouloir en terminer avec la politique. «J’en ai assez vu», explique-t-il.

Dynamique, discipliné et ambitieux

Lorsqu’il a repris des mains d’Ueli Maurer la présidence du parti conservateur en 2008, Toni Brunner avait déjà une longue carrière politique derrière lui: conseiller national en 1995 à 21 ans – le plus jeune de tous les temps – président de la section saint-galloise de l’UDC en 1998, vice-président du parti national en 2000.

Paysan, porteur d’une image d’authenticité, arpentant inlassablement les salles de meetings pour défendre la cause, Toni Brunner passe alors pour dynamique, discipliné et ambitieux. Son mentor Christoph Blocher lui souffle ce qui lui manque en expérience et en maturité.

Tenant de la ligne dure du parti, il a incarné et partagé ses vues en matière de politique migratoire, de positions sur l’Europe, ainsi que dans le soutien à l’armée et à l’agriculture. Aux élections fédérales de 2015, son parti obtiendra quasiment 30% des voix et il réussira à faire élire un agriculteur au Conseil fédéral, le Vaudois Guy Parmelin.

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