«Peut-être aujourd’hui, peut-être demain. En ce moment, nous sommes très occupés», a déclaré samedi le ministre libyen des affaires étrangères, interrogé sur une prise de position concernant l’affaire des visas. Moussa Koussa s’exprimait en marge du sommet de la Ligue arabe à Syrte.

La Suisse a annoncé cette semaine la levée de sa «liste noire» privant de visas Schengen de 150 à 188 personnalités libyennes. L’Union européenne attend que Tripoli biffe en retour les interdictions d’entrée sur son territoire qui frappent les citoyens européens en rétorsion à la «liste noire» établie par Berne.

Le ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos devait se rendre samedi en Libye pour tenter de mettre un terme au contentieux entre Tripoli et la Suisse.

Aussi bien la présidente de la Confédération Doris Leuthard que le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero ont déclaré vendredi entrevoir la fin du litige et la libération du Suisse Max Göldi, toujours incarcéré près de Tripoli.

L’avocat libyen de M. Göldi, Salah Zahaf, a lui-même indiqué samedi qu’il ne prévoyait «rien de nouveau au moins au cours de cette semaine».

«Une visite à un moment inopportun»

L’avocat a précisé que la Cour suprême libyenne, devant laquelle il a déposé un recours, ne pouvait pas se réunir rapidement, le ministre de la Justice qui préside la Cour participant au sommet arabe qui s’est ouvert samedi à Syrte.

Me Zahaf a estimé par ailleurs que la visite du ministre espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, coïncidant avec le premier jour du sommet, intervenait «à un moment inopportun».

Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero avait annoncé vendredi que M. Moratinos se devait se rendre samedi en Libye pour tenter de mettre un terme au contentieux entre Tripoli et la Suisse.

Max Göldi était retenu avec un autre Suisse, Rachid Hamdani, depuis 19 mois en Libye en représailles à l’arrestation musclée à Genève en juillet 2008 d’Hannibal Kadhafi, sur une plainte de deux domestiques l’accusant de mauvais traitements.

M. Hamdani a pu quitter la Libye le 23 février, tandis que M. Göldi a quitté le même jour l’ambassade helvétique à Tripoli pour se rendre aux autorités libyennes et purger une peine de quatre mois de prison pour «séjour illégal»