Les frontaliers étrangers travaillant en Suisse continuent d’affluer. Leur effectif s’est élevé à environ 264 000 personnes à fin 2012, en hausse de 4,8% en un an. Cette croissance est toutefois inférieure à celle de l’année précédente, qui avait atteint 8,5%, communiqué l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Au total, 263 813 frontaliers ont été recensés, dont 94 770 femmes. Dans la région lémanique comme dans la Suisse du Nord-Ouest, un actif occupé sur dix est un frontalier. Cette proportion est en revanche bien plus élevée au Tessin, où elle couvre plus d’un emploi sur quatre (25,3%).

La hausse globale du nombre de travailleurs frontaliers varie beaucoup selon les métiers. Comparée à la progression moyenne sur cinq ans (+26%), les hausses enregistrées dans les professions «de type administratif» (+68%), «élémentaires» (+56,1%) et parmi les gérants ou autres cadres de direction (+42,1%) sont nettement supérieures.

Globalement, la main-d’oeuvre frontalière travaille dans des domaines moins qualifiés. Par rapport au reste de la population, les frontaliers exercent plus souvent une profession élémentaire (17,6% contre 4,3%). Ils sont également sous-représentés dans les professions intellectuelles et scientifiques.

La majorité des frontaliers provient de France (52,8%). Les ressortissants italiens ou allemands représentent plus de 20% de l’effectif, largement devant les Autrichiens (3%) (ATS)