Paris. La ville lumière est de plus en plus proche car les temps de parcours sont sans cesse raccourcis par le développement des infrastructures, principalement ferroviaires. Mais quelle est la commune suisse qui est géographiquement la plus proche de la capitale française?

Saint-Cergue

Le Lieu

Bâle

Deux réponses peuvent être apportées. Le lieu le moins éloigné de la Ville lumière est le hameau de La Cure, à cheval sur la frontière franco-suisse du côté de Saint-Cergue. Les indicateurs géographiques évoquent une distance de 471 kilomètres. Mais si l’on prend comme référence la commune politique, il faut se déplacer vers le nord-est et s’arrêter sur la rive nord du lac de Joux. Plus précisément au Lieu, commune qui comprend aussi les village du Séchey et des Charbonnières. La distance de la capitale française est de 476 kilomètres. Au bout de lac de Joux, Le Pont accuse deux petits kilomètres de plus. Des Verrières (NE), il faut parcourir 483 kilomètres pour aller voir la tour Eiffel.

Paris est sans doute l’une des villes où affluent le plus grand nombre de touristes. Mais la Suisse romande a aussi quelques joyaux à offrir. Où y a-t-il eu le plus de visiteurs en 2011?

Le château de Chillon

La Maison Cailler à Broc

Le château de Gruyères

Cela a déclenché un onde de choc sur les rives du Léman lorsque le quotidien La Liberté l’a annoncé en avril: pour la première fois, le château de Chillon n’a pas été le lieu le plus visité de Suisse romande en 2011. Il a été détrôné par la Maison Cailler, à Broc, qui a annoncé 350 500 visiteurs sur l’ensemble de l’année écoulée, contre 339 470 pour la mythique bâtisse vaudoise. Tout proche de Broc, le château de Gruyères a pour sa part comptabilisé 186 760 entrées en 2011. Les responsables de la forteresse lémanique qui inspira un illustre poème à l’écrivain Byron promettent de ne pas rester chocolat. Cette deuxième place n’est que temporaire, assurent-ils. Mais la chocolaterie interactive du groupe Nestlé, ouverte au public en 2010 et visitée en majorité par des Suisses, ne s’en laissera pas conter.

Tiii-taaa-taaa ♫♫♪(do dièse, mi, la!!!). Ces trois notes fières tirées de l’ouverture de Guillaume Tell de Rossini sont la marque de fabrique des cars postaux suisses. Où la première ligne a-t-elle été mise en service?

Entre Sierre et Zinal

Entre Bioley-Orjulaz et Goumoëns-le-Jux

Entre Berne et Detligen

Le car postal est associé à la montagne. Il est souvent le seul moyen de transport capable de desservir des régions aussi éloignées que la cuvette de Derborence chère à Ramuz. Et son célèbre coup de klaxon à trois tons, tiré de l’ouverture du Guillaume Tell de Gioacchino Rossini, résonne encore sur les parois rocheuses des Alpes. Mais, étonnamment, ce n’est pas dans les vallées montagnardes qu’est né le car postal. C’est sur deux routes du Plateau, entre Berne et Detligen, près d’Aarberg, et entre Berne et le hameau de Papiermühle, que furent ouvertes en 1906 les premières liaisons d’automobile postale. De couleur jaune, les véhicules pouvaient accueillir 14 passagers et circulaient à 15 km/h. La première ligne alpine fut mise en service en 1919 au col du Simplon. Aujourd’hui, Car Postal dispose de 2100 véhicules et transporte 120 millions de voyageurs chaque année.

Les relations diplomatiques ont pris de l’importance dès le XIXe siècle. Mais où la première ambassade étrangère en Suisse a-t-elle été ouverte?

A Bâle

A Soleure

A Bümpliz

Les ambassades étrangères sont, à de rares exceptions près, concentrées à Berne. Cela paraît logique. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. C’est la France qui, la première, a officiellement noué des relations diplomatiques avec la Suisse. Si celles-ci remontent à Charles VII, soit au début du XVe siècle, c’est sous François Ier qu’un ambassadeur de France prend résidence de ce côté-ci de la chaîne jurassienne. Le premier émissaire ordinaire se nomme Louis Daugerant, seigneur de Boisrigaut, et s’installe à Soleure en 1530. Pourquoi cette ville? Parce qu’elle est restée catholique et s’est montrée fidèle à la France. De 1552 à 1792, l’ambassadeur de France réside dans l’ancien couvent des Cordeliers. Dès 1792, la légation française suit le gouvernement helvétique, à Baden, à Bâle, à Berne, à Lucerne, à Zurich, puis définitivement à Berne à partir de 1848

Ils s’appelaient Werner Stauffacher, Walter Fürst et Arnold de Melchtal. Sur la prairie du Grütli, ils ont prêté le serment qui est considéré comme l’élément fondateur de la Suisse. Depuis quelle année le 1er août est-il officiellement la date de la Fête nationale?

1291

1891

1848

Que s’est-il passé le 1er août 1291 sur la prairie du Grütli? Probablement pas grand-chose. Si l’on associe cette date à la prestation de serment des trois Suisses, c’est parce que le Pacte fédéral est daté « 1291, au début du mois d’août ». Jusqu’à la découverte de ce document, c’est le 8 novembre 1307 qui était considéré comme la date fondatrice de la Suisse. Ce n’est qu’en 1891, à l’occasion du 600e anniversaire de la Confédération, que la date du 1er août est arrêtée pour marquer la Fête nationale. Il faudra attendre plus d’un siècle pour qu’elle devienne un jour férié officiel. Ce dernier pas n’a pu être franchi que grâce à une initiative populaire des Démocrates suisses, dont cela reste le seul succès politique. Lancée l’année du 700e anniversaire, l’initiative a été acceptée par 83,8% et tous les cantons en 1993. Le 1er août est férié depuis 1994.

La Suisse est une île politique au milieu de l’Europe. Elle est entourée de 1900 kilomètres de frontières. Avec quel pays partage-t-elle la plus longue?

La France

L’Allemagne

L’Italie

La Suisse est contiguë à cinq pays: la France, l’Allemagne, l’Autriche, le Liechtenstein et l’Italie. Avec lequel des cinq a-t-elle la plus longue frontière commune? Un coup d’oeil sur la carte apporte la réponse: c’est logiquement l’Italie, qui étend le haut de sa botte sur toute la longueur de la chaîne alpine, du Mont Dolent au col de Reschen en contournant le profil du Tessin. Cela représente 744 kilomètres. Avec 573 kilomètres de partage frontalier entre le Mont Dolent et Bâle via Genève et la chaîne jurassienne, la France occupe le deuxième rang, précédant l’Allemagne (362 kilomètres entre Bâle et le lac de Constance). L’Autriche, avec 180 kilomètres, et le Liechtenstein (41 kilomètres), petit Etat confortablement calfeutré entre le Rhin et les contreforts du Vorarlberg, ferment la marche.

«Rasez les Alpes, qu’on voie la mer!», s’exclamait voici quelques années Michel Bühler. Comme l’opération est assez difficile à réaliser, on a préféré passer par-dessous et creuser des milliers de kilomètres de tunnels. Où le premier a-t-il a été percé?

Au col de Pierre-Pertuis

Dans les gorges des Schöllenen

Au bord du lac des Quatre-Cantons

Comme tout pays montagneux qui se respecte, la Suisse creuse des tunnels un peu partout sous ses imposantes roches. Elle a la troisième plus longue galerie routière du monde: le tunnel du Gothard ouvert en 1980, long de 16,9 kilomètres, n’est devancé que par une construction norvégienne et une autre localisée en Chine. Et le nouveau tunnel de base en chantier sous le massif du Saint-Gothard sera, avec ses 57 kilomètres, le plus long boyau ferroviaire du monde à son ouverture en 2016. Ce qu’on sait moins, c’est que c’est aussi sur l’axe du Gothard qu’a été percé le tout premier tunnel alpin. Il s’agit de l’ « Urner Loch ». Situé à l’entrée des gorges des Schöllenen, le « trou d’Uri » mesure 64 mètres. Il fut creusé par explosion à la poudre noire par l’ingénieur Pietro Morettini, un élève de Vauban. Les travaux durèrent onze mois et remontent aux années 1707-1708.

Le val d’Anniviers ne constitue plus qu’une seule commune depuis 2009. Et c’est carrément l’une des plus grandes de Suisse par sa superficie. Quel rang occupe-t-elle au classement national?

Le cinquième

Le premier

Le troisième

La fusion de Vissoie, Saint-Luc, Chandolin, Grimentz, Ayer et Saint-Jean le 1er janvier 2009 a donné naissance à la commune d’Anniviers. La nouvelle entité territoriale valaisanne recouvre désormais 24 295 hectares, ce qui en fait la cinquième plus grande commune de Suisse, révèle l’édition 2010 de l’Atlas de la Suisse. Anniviers dépasse en superficie deux autres grands espaces administratifs valaisans: Zermatt (24 269 ha) et Evolène (20 994 ha). Longtemps mené par Davos (28 398 ha), le classement national voit désormais la commune de Glaris Sud (43 000 ha) occuper le premier rang, cela depuis la mégafusion des 25 communes du canton en trois nouvelles entités administratives en 2011. Derrière Glaris Sud et Davos, Bagnes (28 225 ha, dont Verbier fait partie occupe le troisième rang, devant la localité grisonne de Bregaglia (25 147 ha). Le lieu d’origine d’Alberto Giacometti, accolé à la frontière italienne, est le fruit de la fusion de cinq villages intervenue le 1er janvier 2010.

Les Suisses sont les champions (du monde?) de la verticalité. Ils n’hésitent pas à construire des liaisons ferroviaires toutes plus vertigineuses les unes que les autres. Quel est le funiculaire le plus raide?

Le Säntis

Le Gelmerbahn

Le barrage d’Emosson

Les funiculaires se livrent à une sanglante bataille, celle qui consiste à savoir lequel est le plus raide de Suisse, voire du monde. Ils sont au moins à se disputer le podium. Et c’est incontestablement celui du Gelmerbahn, près du Grimsel, qui monte sur la plus haute marche. Construit en 1926 pour permettre aux ouvriers de grimper au barrage de Gelmer, à 1850 mètres d’altitude, ce wagon unique à ciel ouvert accueille désormais les touristes et se caractérise par sa vertigineuse verticalité de 106%. Imbattable et terriblement impressionnant! Mais on n’omettra pas de signaler deux autres engins tout aussi spectaculaires: celui du lac Ritom-Piora (1793 mètres d’altitude), au Tessin, construit en 1921 et dont la pente atteint 87,8%. Et celui du barrage d’Emosson, qui se dresse jusqu’à 87% et détient un autre record, celui du funiculaire le plus raide à deux cabines.

La Suisse regorge de sites naturels ou construits de grand valeur ou de grand intérêt historique. Combien sont-ils inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco?

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Pour clore cette série consacrée aux « lieux communs », projetons la Suisse dans le monde. Année après année, elle renforce sa présence sur la liste des 1000 sites inscrits au patrimoine de l’Unesco. A l’heure actuelle, dix lieux helvétiques bénéficient de la protection patrimoniale mondiale: la vieille ville de Berne, le couvent de Saint-Gall, le monastère de Saint-Jean à Müstair (tous depuis 1983), les châteaux de Bellinzone (2000), la Jungfrau (2001), le Monte San Giorgio (2003), le site tectonique de Sardona (2008, à cheval sur Glaris, Saint-Gall et les Grisons), Lavaux (2007), les chemins de fer de l’Albula et de la Bernina (2008) et l’urbanisme horloger de La Chaux-de-Fonds et du Locle (2009). On peut ajouter un projet international: les sites palafittiques préhistoriques alpins (2011), répartis entre la Suisse, l’Allemagne, l’Autriche, la France, l’Italie et la Slovénie.