Outil-pilote de la Confédération, le projet de Développement rural régional (DRR), dont la réhabilitation du plateau d'Ossona est le point névralgique, touche au but. Au premier paquet de subventions (6,5 millions répartis entre Berne, le canton et les communes) accordé en 2004 succédera une seconde convention-programme ces prochaines semaines pour terminer les infrastructures et soigner la mise en réseau des offres d'agritourisme avec les projets voisins dans la vallée: la ferme pédagogique d'Hérémence, le centre d'information de Tsebetta à Nax, et par la suite, l'arène d'Evolène, destinée à devenir le lieu d'accueil de toutes les manifestations liées à l'agriculture et à l'artisanat.

Un bilan attendu

Hormis le succès qu'on peut lui promettre, le projet DRR a eu une autre incidence essentielle sur la vie de la vallée. Il a tant mobilisé les présidents de commune qu'il a conduit à la constitution de l'Association des communes du val d'Hérens (ACVH). Si cette association ne pose pas les premières pierres d'une future fusion administrative des communes, comme l'espèrent certains, elle met tout au moins en exergue la valeur rassembleuse d'un tel projet.

Patrick Chevrier, chef du DRR, qui coordonne les actions entre l'ACVH et la Confédération, tire deux premières conclusions. Un: «L'agritourisme doit être considéré comme un complément au tourisme traditionnel et non pas comme une activité isolée.» Deuxièmement: «L'agritourisme représente assurément une évolution dans le métier d'agriculteur, qui demande au porteur de projet de devenir un véritable entrepreneur. Le berger d'Ossona en a toutes les qualités, mais ce n'est pas donné à tout le monde.»

Pour mesurer par les chiffres l'incidence du DRR -et des 28 lits touristiques prévus à terme à Ossona- dans l'économie globale de la vallée, il faudra attendre le premier bilan de fréquentation et de satisfaction. Un groupe de recherche de la HES SO Valais travaille à un monitoring du projet.