Le tracé du tunnel où s’engouffrera le train Lausanne-Echallens-Bercher (LEB), à l’ouest de la capitale vaudoise, est désormais connu. Il percera la mollasse au nord des voies existantes. Les autorités ont présenté lundi le résultat de l’étude menée tambour battant d’avril à septembre de cette année. Le dossier a été déposé auprès de l’Office fédéral des transports (OFT) pour approbation.

Nuria Gorrite, cheffe du Département cantonal des infrastructures, Olivier Français, directeur municipal lausannois des Travaux, et Yvan Nicollier, président des conseils d’administration des Transports lausannois (TL) et du LEB, ont détaillé les plans et le calendrier de réalisation du tube à deux voies.

Celui-ci, long de 1400 mètres, devrait être inauguré en 2020. Son coût est estimé à 145 millions de francs. «Vaud, a indiqué Nuria Gorrite, cherchera à obtenir auprès de la Confédération la totalité de fonds nécessaires.»

Après des années de tergiversations, la décision de creuser un tunnel sur le tronçon qui va de la place Chauderon, d’où le LEB rejoint le Flon en souterrain, à Prilly, a été prise à la suite d’une série d’accidents graves en 2013, dont un ­mortel. L’objectif principal est de sécuriser la ligne qui pénètre actuellement en ville de Lausanne le long d’une artère très fréquentée.

De «brouette» à RER

Le passage en tunnel permettra également de stabiliser les horaires et d’augmenter les cadences sur un axe primordial. Pour l’heure, les convois roulent tous les quarts d’heure entre Lausanne et Cheseaux. Et toutes les demi-heures jusqu’à Bercher, terminus du parcours.

Le train relie la capitale à la région du Gros-de-Vaud en plein essor démographique et urbain. Au fil des ans, la ligne n’a cessé d’être renforcée et modernisée face à la hausse du nombre de passagers. De 2003 à 2013, leur nombre est passé de 200 000 à plus de 310 000 par an. Du coup, «la brouette» – appellation familière du chemin de fer depuis sa construction en 1873 – ressemble déjà davantage à un RER qu’à un convoi cahotant dans la campagne vaudoise.

Afin d’assurer une gouvernance efficace et professionnelle des chantiers à venir, LEB et TL ont été rassemblés sous une même bannière en 2013. Ce qui a permis au projet d’avancer «en un temps record», a souligné Nuria Gorrite . En attendant 2020, la ville a mis en place des dispositifs provisoires – feux, passages piétons – destinés à réduire les risques d’accidents.