Le transport régional de voyageurs (TRV) coûte 2 milliards par an aux collectivités publiques et le mécanisme de commande et d’indemnisation n’est pas à l’abri d’abus, comme l’a démontré l’affaire CarPostal. Peut-on mieux faire? Le Conseil fédéral le pense. Il a mis mercredi deux variantes d’amélioration en consultation, dont l’une a sa faveur alors que l’autre est privilégiée par les cantons.

Selon l’Office fédéral des transports (OFT), 1425 lignes de TRV sont aujourd’hui commandées auprès de 114 entreprises. Or, il s’agit, aussi bien pour la commande que pour le financement, d’une prestation conjointe de la Confédération et des cantons. Le TRV est certes financé par les usagers via les abonnements et les billets. Mais cela ne représente que 51% des coûts. Comme le TRV est important dans un pays qui compte de nombreuses régions périphériques mais souffre d’un faible taux d’utilisation aux heures creuses, les collectivités publiques indemnisent le reste à raison de 23% pour la Confédération et 24% pour les cantons. Cela représente deux fois un milliard de francs, dont 650 millions sont destinés aux CFF.