Il est difficile de dire aujourd'hui quelle forme prendra le rapprochement des institutions politiques du Grand Fribourg. La ville et sa banlieue regrouperont-elles 50 000 habitants ou plus de 70 000 comme le suggère le récent rapport de la Confédération sur les agglomérations?

Finalement l'important n'est pas là, puisque la seule chose essentielle, la volonté politique d'une majorité d'habitants et des principaux décideurs, ne faiblit pas depuis plus d'un an.

Que les autorités de Marly le veuillent ou non, le Grand Fribourg se constituera. C'est, à une tout autre échelle, le même débat que celui qui oppose la Suisse à l'Union européenne. Marly devra rapidement se demander ce qu'il y a à gagner, à rester hors de l'agglomération fribourgeoise.

Au lieu de se gausser de cette ville de Fribourg «mal dirigée», dont les comptes s'enfoncent dans les chiffres rouges, les dirigeants de quelques communes voisines, qui brandissent un peu rapidement leur richesse fiscale comme preuve irréfutable d'une excellente gestion des affaires publiques, devraient se demander comment établir un cadre de vie agréable, efficace et concurrentiel dans ce qui est souvent considéré comme une zone grise entre Lausanne et Berne.

Quoi qu'il en soit le train, piloté par le conseiller d'Etat Pascal Corminboeuf et le préfet Nicolas Deiss, est bien lancé. D'autant mieux depuis que les fusions de communes, alternative au processus d'agglomération, seront facilitées par la nouvelle loi en préparation.

W. B.