Chaque mardi de l’été, notre correspondante à Zurich a exploré les secrets et les chemins de traverse de la cité de Zwingli. 

Toutes ses chroniques sont à retrouver dans notre dossier dédié à la ville.

Le tram zurichois comporte ses règles et ses codes. Il y a les classiques, affichées dans les wagons (ne pas manger, céder sa place aux personnes âgées). Et d’autres, tacites. Récemment, le site de nouvelles et bons plans locaux Tsüri.ch volait au secours des usagers, avec un mode d’emploi en neuf points. Les trajets en tram ne sont pas des endroits adéquats pour, par exemple, s’asperger les aisselles avec du déodorant, se faire une manucure, écouter de la musique avec une enceinte. Râler quand un bébé pleure ou lorsqu’une classe d’écoliers bruyants bloque les portes appartient également à la liste des choses à ne pas faire. Et il faut tenir ses affaires sur ses genoux, même si le convoi n’est qu’à moitié rempli. Je l’ai appris à mes dépens.

Un jour, ayant distraitement laissé mon sac occuper le siège à côté de moi, mon ordinateur portable à l’intérieur, un vieux monsieur s’est assis dessus de tout son poids en grommelant, en guise de leçon. Heureusement, les transports en commun possèdent aussi leurs héros: les passagers qui retiennent les portes, ceux qui soulèvent les poussettes ou, simplement, décrochent un sourire. Et puis il y a les gardiens de l’ordre un peu trop zélés. A Schaffhouse, la semaine dernière, un contrôleur a collé une amende de 100 francs à une fillette, 5 ans, qui voyageait sans titre de transport avec sa sœur de 10 ans. La mesure, clairement disproportionnée, suscite l’émoi dans la presse alémanique. C’est le règlement! répond la compagnie de transports publics, prendre le bus n’est gratuit pour les enfants que s’ils sont accompagnés d’une personne âgée de 12 ans au minimum. Décidément, le savoir-vivre dans les transports publics est une notion à géométrie variable.