Plus de 7 millions et demi de francs de bénéfice, plus de 6 millions placés en réserve, et 12,5 millions consacrés à la réduction de la dette. Les excellents résultats d'exploitation des chemins de fer fribourgeois (GFM) en 1998 sont surprenants pour une entreprise présentée au bord de la faillite au Grand Conseil l'hiver dernier.

Les députés avaient alors voté, sans trop rechigner, un crédit d'assainissement de 11 millions destiné à effacer les investissements hasardeux de la fin des années 80 et du début des années 90 réalisés par l'ancien directeur André Genoud, actuellement sous enquête pénale.

Une confiance regagnée

Cette soudaine amélioration des résultats s'explique principalement par une diminution des charges, notamment de la masse salariale, par la suppression d'une quarantaine d'emplois en deux ans, soit 10% des effectifs. Une gestion plus efficace, grâce à l'introduction d'une comptabilité analytique, a également permis de regagner la confiance de l'Office fédéral des transports et d'augmenter de 3 millions les indemnités publiques.

Le bénéfice comptable des GFM doit en effet être relativisé puisque 60% des recettes proviennent d'indemnités versées par les pouvoirs publics, par ailleurs actionnaires de la société. L'amélioration des résultats et l'argent public tiré des opérations d'assainissement permettront notamment d'acheter une cinquantaine d'autobus. Les GFM gèrent des lignes ferroviaires et routières sur l'ensemble du territoire du canton. La compagnie a transporté 8,8 millions de personnes en 1998, dont 23% par le rail. W. B.