Les députés français ont autorisé, vendredi, le travail dominical dans les établissements de vente au détail, dans les communes «d’intérêt touristique» ou thermales, ainsi que dans les grandes zones commerciales des agglomérations de Paris, Lille et Marseille.

Commencé mardi, l’examen de la proposition de loi de Richard Mallié a été terminé vendredi soir. L’ensemble du texte sera voté mercredi 15 juillet, avant de partir en navette au Sénat. Dans les communes touristiques, le travail le dimanche peut être «de droit». Aucune contrepartie obligatoire (doublement du salaire, par exemple) n’est prévue pour l’instant dans le texte. Dans les périmètres d’usage de consommation exceptionnelle - à Lille, Marseille et Paris - le texte prévoit salaire double et repos compensateur en l’absence d’accords collectifs.

Une grande partie des débats aura porté sur la définition des zones touristiques. Le gouvernement et sa majorité parlent de quelque 500 communes, dont 31 se situent dans le département de Haute-Savoie et son voisinies de Genève. L’opposition,de son côté, avance le chiffre de 6 000 communs concernées.

En fin de débat, vendredi soir, les députés PS ont été réduits au silence en raison de l’application pour la première fois d’un nouveau règlement de l’Assemblée. Les députés PS avaient en effet épuisé les dix-neuf heures et cinquante minutes de temps de parole qui leur avaient été accordées pour s’exprimer sur le travail dominical, en vertu du «temps législatif programmé».