La pollution à la benzidine, qui touche la région de Viège, commence à révéler ses secrets. Si l’on pensait, jusqu’à il y a peu, que cette molécule toxique et hautement cancérogène avait été découverte pour la première fois en 2018 dans les eaux souterraines sous et en aval de Gamsenried, on sait depuis le début du mois d’avril qu’elle avait déjà été identifiée par Lonza dix ans plus tôt. Et que désormais, ce ne sont plus deux, mais trois puits d’irrigation alentour qui sont contaminés par cette substance.

En approfondissant ses investigations, le groupe chimique bâlois a en effet découvert que de «la benzidine avait été mise en évidence une seule fois en 2008 lors d’une analyse par screening dans des puits de la barrière de protection hydraulique». Ces pompes servent à confiner, depuis trois décennies, l’ancienne décharge de Gamsenried. Le but de cette barrière est «d’extraire les polluants qui s’accumulent au sommet de la nappe phréatique afin d’éviter leur dissémination plus en aval», souligne le Service cantonal de l’environnement (SEN).