C’est certainement la procédure la plus explosive des annales judiciaires genevoises. Mais les débats ont débuté ce lundi devant le Tribunal de police dans un calme presque étrange. Au cœur de cette affaire qui déchire la République depuis bientôt trois ans, la virée de Pierre Maudet dans l’hyper-luxe du Grand Prix de formule 1 d’Abu Dhabi avec sa famille, son chef de cabinet et deux hommes d’affaires actifs dans l’immobilier. Le conseiller d’Etat, qui sera interrogé mardi sur les avantages acceptés, n’a dit mot lors de cette première journée d’audience. Les projecteurs étaient braqués sur son ancien bras droit et sur le désormais célèbre Antoine Daher. Un duo dont les contacts, parfois troublants, se sont intensifiés au fil du temps.

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