Le nouveau droit du divorce part du principe que dans toute la mesure du possible le conjoint divorcé doit assumer lui-même son entretien. Il doit être encouragé, observe le Tribunal fédéral (TF) dans un arrêt diffusé vendredi, à acquérir sa propre indépendance économique. Les juges ont rappelé ces principes à une femme divorcée, au bénéfice d'une formation d'employée de commerce, mais qui s'était consacrée à l'éducation de ses enfants. Lors de son divorce, après une vingtaine d'années de mariage, la justice genevoise lui a alloué une contribution de 2500 francs par mois la première année, 1000 francs les deux années suivantes et 800 la troisième.

Elle a demandé en vain au Tribunal fédéral de lui accorder 5300 francs pour une durée illimitée, en invoquant la limite de 45 ans fixée par la jurisprudence, au-delà de laquelle les tribunaux admettaient en principe, jusqu'ici, qu'il devient difficile d'imposer à un conjoint de s'assumer entièrement lui-même. Certes, elle est proche de cette limite, admet le TF. Elle dispose cependant des capacités nécessaires pour reprendre une activité. Encore faut-il en avoir la volonté, laissent entendre les juges.

Arrêt 5C.222/2000 du 25 janvier 2001, destiné à la publication officielle.