Le Tribunal fédéral déclare irrecevable le recours de six participants aux manifestations pour le climat des 20 septembre et 14 décembre 2019 à Lausanne. Ces militants demandaient que les procédures visant tous les participants soient jointes et traitées ensemble.

Ces demandes de jonction ont été rejetées lors des audiences du Tribunal de police de Lausanne en octobre 2021. Ces décisions ont été confirmées par la présidence de la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal, devant laquelle les militants ont fait recours contre leur condamnation.

Dans un arrêt publié jeudi, le Tribunal fédéral déclare irrecevable le recours des manifestants contre le refus de jonction des causes. Il souligne que cette décision incidente - qui ne met pas un terme à la procédure pénale - ne peut être attaquée au niveau fédéral que si elle peut entraîner un dommage irréparable pour les intéressés.

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Motivation insuffisante

Tel n'est pas le cas en l'espèce, estime la 1ère Cour de droit public. En effet, les recourants n'ont pas motivé par des exemples concrets que leur condamnation en première instance reposerait aussi sur des faits retenus dans des procédures tierces dirigées contre d'autres activistes, qu'il conviendrait donc de traiter simultanément.

Les 20 septembre et 14 décembre 2019, des manifestants avaient bloqué le pont Bessières et la rue Centrale respectivement, à l'appel du mouvement Extinction Rebellion. Des dizaines de participants ont été condamnés à des jours-amendes avec sursis par la justice vaudoise. Les intéressés ont fait appel. (arrêt 1B_58/2022 du 30 juin 2022)