Genève

Le Tribunal fédéral désavoue les soutiens de Rémy Pagani

Le Tribunal fédéral a déclaré irrecevable le recours contre l’annulation du scrutin en Ville de Genève. On y découvre que les initiants, anonymes jusqu’ici, sont des militants d’extrême gauche, proches du maire de Genève

Le Tribunal fédéral n’aura pas traîné dans l’affaire Rémy Pagani. Moins de trois semaines après le dépôt d’un recours d’une trentaine de citoyens qui volaient au secours du maire de Genève, le Tribunal fédéral a considéré que le recours était irrecevable. Rémy Pagani, galvanisé après cet épisode, en sera pour ses frais.

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La Cour de justice avait en effet annulé la votation communale du 24 septembre sur les coupes dans le budget 2017. En cause: une brochure de vote retouchée, «tendant à induire gravement le citoyen en erreur». Acculé, Rémy Pagani devait alors s’excuser. C’était compter sans ce recours providentiel, rédigé par le professeur de droit constitutionnel Andreas Auer. Ce qui n’a pas empêché le Conseil d’Etat, deux jours plus tard, d’ouvrir une procédure disciplinaire contre le maire de Genève, Rémy Pagani, soupçonné de s’être arrogé des compétences lors de la rédaction de la brochure de votations biaisée.

Le recours demandait l’annulation de l’arrêt de la Cour de justice. Les juges de Mon-Repos ont estimé que «les recourants n’ont pas d’intérêt actuel et pratique», tant il est évident qu’on ne peut revenir sur le passé. Et qu’un nouveau scrutin est déjà agendé. «La réponse du TF est sèche et sans équivoque», se réjouit Vincent Latapie, l’avocat qui a fait annuler la votation.

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«Qui va payer?»

Dans les colonnes du Temps, Rémy Pagani avait assuré qu’il n’avait pas téléguidé ce recours. Or, à voir les noms des recourants, on découvre des militants d’extrême gauche, membres de SolidaritéS, d’Ensemble à gauche et du Parti du travail, plusieurs syndicalistes, et un député, Pierre Vanek. «Manifestement, Rémy Pagani ne connaît pas les membres de son propre parti! plaisante Simon Brandt, président du PLR de la Ville de Genève. Maintenant, la question est de savoir qui va payer? Rémy Pagani ou Ensemble à gauche et SolidaritéS?» Selon nos informations, la Commission des finances va démarrer mercredi prochain son travail d’enquête sur ce qui s’est passé.

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