C’est la désillusion pour les militants du climat qui avaient occupé les locaux de Credit Suisse à Lausanne et manifesté pacifiquement contre les investissements écotoxiques de la banque. Dans l’arrêt le plus attendu de l’année, le Tribunal fédéral rejette l’état de nécessité licite qui aurait permis de justifier cette action symbolique et donc d’acquitter les 12 jeunes activistes du chef de violation de domicile. La décision retient notamment que la condition du «danger imminent», nécessaire à l’application de cette disposition, n’est pas réalisée. La réaction du collectif de défense ne s’est pas fait attendre. «Le Tribunal fédéral se place du mauvais côté de l’Histoire», écrivent-ils en déplorant une méconnaissance des enjeux et en annonçant un recours à la Cour européenne des droits de l’homme.

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