Les étudiants étrangers qui veulent étudier aux Ecoles polytechniques fédérales (EPF) de Lausanne et de Zurich ne devraient pas payer des taxes plus élevées que ceux dont les parents sont imposés en Suisse. La Commission de la science et de l’éducation du Conseil des Etats a rejeté l’idée de son homologue du National.

La décision est tombée de justesse, par 5 voix contre 4 et une abstention, ont indiqué mardi les services du parlement. La majorité de la commission redoute qu’une augmentation des taxes n’entraîne une «désaffection de certains étudiants étrangers brillants pour les EPF, ce qui nuirait à la compétitivité des établissements concernés».

La balle revient donc dans le camp de la commission du National. En mai, celle-ci avait décidé par trois contre un de déposer une initiative parlementaire, en raison du fort afflux d’étudiants étrangers à l’EPFL et à l’EPFZ, qui entraîne une importante hausse des coûts.

Le texte demande que les étudiants étrangers s’acquittent de taxes jusqu’à trois fois plus salées que ceux domiciliés dans le pays. Le Conseil fédéral pourrait prévoir des exceptions pour les Etats dont les taxes d’études sont plus basses et avec lesquels un échange équilibré d’étudiants est assuré.

En attendant cette législation, le Conseil des Ecoles polytechniques fédérales a suspendu son propre projet de doubler les taxes d’études dès le semestre d’hiver 2015/2016. Une place d’étudiant coûte de 20 000 à 40 000 francs, alors que la taxe annuelle se monte actuellement à 1160 francs.