Crise libyenne

Trois blessés de guerre libyens admis aux HUG

Trois blessés de guerre libyens, des jeunes hommes entre 20 et 30 ans, ont été admis aux Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) le 3 novembre dernier, dans la soirée

Ils sont arrivés dans la plus grande discrétion. Des cas lourds et complexes: il s’agit de blessés par balles ou touchés par des mines. Placés immédiatement en isolement, ils ont subi de premiers examens orthopédiques.

«L’un a un genou endommagé, l’autre une jambe touchée et le troisième, des blessures au niveau de l’épaule et du bras. Aucune opération n’est encore agendée. Les médecins doivent d’abord stabiliser les infections», précise Pauline de Vos Bolay, membre de la direction des HUG. Au départ, les HUG avaient annoncé l’arrivée de cinq blessés. Mais des problèmes organisationnels sont survenus depuis Tunis.

Les trois blessés font partie des 14 000 Libyens hospitalisés en Tunisie. Un médecin et une infirmière dépêchés sur place par la Direction du développement et de la coopération (DDC) ont procédé à l’évaluation d’une centaine d’entre eux, susceptibles d’être soignés en Suisse. «Une quinzaine d’autres blessés pourraient être acheminés ici», soulignait la semaine dernière, Slimane Bouchuiguir, l’ambassadeur libyen en poste à Berne. Il a sollicité les HUG mais a également pris contact avec le CHUV ainsi qu’avec des hôpitaux bernois et zurichois. L’ambassadeur assure qu’aucun «pro-Kadhafi» ne figure parmi ces blessés. Le financement de ces traitements est pris en charge par le nouvel Etat libyen. Les HUG pourraient encore traiter environ neuf autres blessés de guerre, précise Pauline de Vos Bolay.

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