Élections municipales

Trois nouveaux visages pour Lausanne

La domination durable de la gauche dans la capitale vaudoise s’accompagne d’un important renouvellement de l’exécutif. Portraits des nouveaux venu

Mais qui reprendra la police? Pour connaître la répartition des tâches au sein de la municipalité de Lausanne, il faudra attendre que le nouvel exécutif se réunisse, une fois formellement constitué. On saura d’abord, ce mardi à midi, si le PLR Pierre-Antoine Hildbrand peut bénéficier d’une élection tacite pour siéger en compagnie des six municipaux de gauche élus dimanche au premier tour. Jusqu’à ce délai, le risque d’un second tour ne peut être entièrement écarté. Le durcissement des dispositions prises par l’Etat il y a quelques années contre les candidats hyper-minoritaires prétendant accéder au gouvernement cantonal ne s’applique pas au niveau communal.

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Avec éclat

Dimanche, l’union de la gauche a confirmé avec éclat sa durabilité à Lausanne. L’exécutif de la capitale vaudoise n’en connaît pas moins un important renouvellement, avec trois nouveaux visages.

Chez les Verts, Daniel Brélaz est remplacé, comme municipal, par Natacha Litzistorf. David Payot sauve l’un des derniers sièges du POP dans un exécutif de Suisse.

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Au PLR, Pierre-Antoine Hildbrand reprend le siège du conseiller aux Etats Olivier Français et restera le seul représentant de la droite dans ce collège de sept.

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Suspense dans l’attente du deuxième tour

A Yverdon, la seconde ville du canton, le PLR a fait un carton. Quatre de ses candidats passent au premier tour, le syndic sortant Jean-Daniel Carrard, en tête. L’organe législatif a également bénéficié de la vague PLR renforçant sa majorité. L’extrême gauche n’est plus représentée.

Les deux nouveaux conseillers nationaux PLR Laurent Wehrli, syndic de Montreux, et Frédéric Borloz, syndic d’Aigle, sont tous deux les seuls élus de leurs villes au premier tour.A Renens, c’est le ballottage général mais les socialistes paraissent en bonne voie pour reprendre un siège municipal à La fourmi rouge (le nom de l’antenne locale du POP), dont la leader historique, Marianne Huguenin, ne se représente pas.

A Nyon et Morges non plus, personne n’est élu, mais les électeurs ont placé en favoris leurs deux syndics sortants Daniel Rossellat et Vincent Jaques.
La ville de Vevey fait parler d’elle: l’ancien municipal et conseiller d’Etat socialiste Pierre Chiffelle a annoncé lundi se présenter au second tour, alors que la veille son parti avait perdu des plumes.

A Ecublens, la surprise est créée par le basculement à gauche du parlement communal, où le PLR, qui perd six sièges, n’est plus majoritaire.


Tous gagnants, grâce au nouveau système

Grâce à une nouveauté des élections 2016, l’introduction du système proportionnel dans dix-sept communes de plus de 3000 habitants, tous les grands partis ont gagné des sièges dans les parlements communaux.

Le Parti libéral-radical (PLR) conserve son statut de première force politique au niveau communal, avec un total de 1058 élus (+140). Ses gains dans les «nouvelles» communes compensent largement des pertes subies dans d’autres localités de moins de 10 000 habitants.

Le PS, qui était à l’origine du changement de système, revendique entre 10 et 20% des suffrages là où il se présentait pour la première fois. Sur l’ensemble du canton, les socialistes annoncent 819 sièges (+65). Outre sa victoire lausannoise, le PS se félicite de résultats «historiques» dans de petites villes comme Moudon, Avenches ou Orbe.

Plus jeune, l’UDC se targue des meilleurs résultats communaux de son histoire, avec 347 élus (+78). Les 4 sièges gagnés à Yverdon-les-Bains et à Vallorbe, comme les 3 sièges gagnés à Château-d’Œx et à Payerne, sont ceux qui réjouissent le plus ce parti.

Les Verts progressent aussi avec un total de 248 sièges (+48). Ils se félicitent de leur arrivée à Blonay, Savigny, Villeneuve et Corsier.

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