Aller au contenu principal
Encore 1/5 articles gratuits à lire
Christian Vitta.
© Bertrand Cottet

Succession Burkhalter

Trois Tessinois sur les rangs pour le Conseil fédéral

Ignazio Cassis, Christian Vitta et Laura Sadis se disent prêts à briguer le Conseil fédéral.

La pression augmente sur la direction du PLR tessinois, qui a décidé de ne proposer qu’un seul candidat au parti suisse pour la succession de Didier Burkhalter. Aujourd’hui, le conseiller d’Etat Christian Vitta est sorti du bois. «Oui, je veux», a-t-il déclaré au Blick tout en présentant son programme sur près de deux pages!

Relire son portrait: Christian Vitta, trait d’union entre Bellinzone et Berne

Au Tessin, la tension monte. Ce canton de 350 000 habitants, dont les citoyens parlent la troisième langue officielle du pays, n’est plus représenté au Conseil fédéral depuis le départ de Flavio Cotti en 1999. Or la démission du ministre des Affaires étrangères Didier Burkhalter offre une opportunité unique de retrouver ce siège. Chef de groupe du PLR, Ignazio Cassis, même s’il se terre dans le mutisme pour l’instant, part grand favori. Impossible d’imaginer que ce médecin de 56 ans, président de l’association des caisses maladie «curafutura», ne se lance pas dans la course.

Son portrait: Ignazio Cassis, un favori qui n’a pas tout pour plaire

Vitta le centriste

Face à lui se dressent désormais deux outsiders qui peuvent créer la surprise. Le premier est encore peu connu à Berne, même s’il est vice-président du PLR suisse depuis un an: Christian Vitta, conseiller d’Etat, dirige le Département des finances et de l’économie. A ce titre, il s’est beaucoup battu pour une mise en œuvre régionale de l’initiative UDC «Contre l’immigration de masse». Il se profile comme un candidat centriste, soulignant sans cesse «la nécessité du compromis et de la recherche des équilibres pour que les projets avancent».

Agé de 44 ans, Christian Vitta joue sur cet atout face à son aîné de 12 ans Ignazio Cassis. Il dit vouloir suivre les traces d’un Emmanuel Macron en France ou d’un Sebastian Kurz en Autriche qui tous deux tentent de dépasser les idéologies. Dans son programme, il reste très prudent, prenant soin de ne heurter ni la gauche, qui refuse tout candidat combattant farouchement la réforme des retraites 2020, ni l’UDC, qui exige du futur conseiller fédéral qu’il rejette tout accord institutionnel avec l’UE.

L’atout femme Laura Sadis

Le deuxième outsider est une femme, Laura Sadis (56 ans), qui a été conseillère nationale durant quatre ans avant d’accéder au Conseil d’Etat tessinois, où elle a effectué deux législatures. Au dominical Il Caffè, elle a déclaré «être à disposition, mais pas à tout prix». «Tout dépendra de mon parti», précise-t-elle au Temps. «S’il souhaite une candidature féminine comme pouvant faire partie d’une stratégie gagnante pour le Tessin, je suis prête». Laura Sadis serait assurément une bonne candidate, mais elle passe pour être «trop à gauche», ainsi que l’a laissé entendre l’ancien président du PLR suisse, Fulvio Pelli.

Lire aussi: Femme, Tessinoise et PLR, qui dit mieux?

Le Tessin a désormais plusieurs papables pour succéder à Didier Burkhalter. Reste à savoir si le «comité» du parti, en fait une assemblée de 200 à 300 délégués, choisira d’offrir ou non un ticket de deux candidats au groupe PLR siégeant à Berne. Le président du PLR tessinois Bixio Caprara penche pour un seul nom: «Nous devons désigner d’emblée la personnalité qui fera gagner le Tessin, car il est sûr que la Suisse romande ne nous déroulera pas le tapis rouge.»

Mais la présence de plusieurs candidats tessinois de bonne facture pourrait inciter le PLR tessinois à changer d’avis. Réponse le 1er août prochain.

Dossier
Succession de Didier Burkhalter: l'élection d'Ignazio Cassis au Conseil fédéral

Publicité
Publicité

La dernière vidéo suisse

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

Le Conseil national a refusé de suivre l'avis du Conseil des Etats. Celui-ci voulait réduire de moitié la facture des nouveaux gilets de l'armée suisse. Il a été convaincu par les arguments du chef du DDPS, Guy Parmelin. La question reste donc en suspens.

Des gilets à 3000 francs pour l'armée suisse? Le débat divise le parlement

n/a