Après le canton de Vaud, Genève jette le «t-shirt de la honte» dans la corbeille à linge sale. Au terme de quinze jours d’une polémique qui aura d’abord enflammé les préaux, puis les réseaux sociaux et les féministes, pour finir par investir le Grand Conseil genevois, Genève suspend le port du t-shirt XXL pour les élèves dont la tenue était jugée inadéquate, jusqu’à plus ample décision. Le Département de l’instruction publique annonce sa volonté de mener des discussions avec les instances consultatives – enseignants, partenaires, parents et élèves – pour parvenir à une solution satisfaisante.

Voilà bien une histoire de chiffons qui irrite les uns et scandalise les autres. «Derrière cette question de tenue vestimentaire se jouent beaucoup de choses, estime la conseillère d’Etat vaudoise Cesla Amarelle. La question du rapport au corps des femmes, la discrimination, le cadre normé.» Dans son canton, seuls deux établissements scolaires sur 92 imposaient jusqu’à lundi le port du vêtement humiliant. Mais dans la pratique, il était utilisé plus largement, et même jusqu’à la semaine dernière.