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Le tueur de Daillon possédait un arsenal et voulait «régler un problème familial»

La police française s’intéresse au tueur, en raison de «certaines similitudes» avec le massacre de Chevaline

L’auteur de la tuerie de Daillon «soutient avoir voulu régler par son geste un problème familial de longue date». C’est ce qu’a indiqué vendredi le Ministère public valaisan, après l’interrogatoire de l’homme qui a tué trois personnes et en a blessé deux autres, dont son oncle, mercredi soir dans le village situé au-dessus de Sion.

Le tireur possédait «plusieurs armes, notamment deux mousquetons, un fusil de chasse à grenaille, une carabine à plomb, un pistolet air soft et un pistolet d’alarme», ajoute la justice valaisanne. «Il détenait également plusieurs dizaines de cartouches, des bandes de chargement pour mitrailleuse, des poignards et des baïonnettes.»

Le communiqué reste muet sur la provenance de ces armes, qui, selon les informations données par la justice jeudi, n’étaient enregistrées nulle part.

Par ailleurs, la gendarmerie française de Haute-Savoie, qui enquête sur le massacre de Chevaline, près d’Annecy, s’intéresse au tireur de Daillon. Selon la section de recherche de Chambéry, en charge de la tuerie qui avait fait quatre morts le 5 septembre dernier, «il n’y a pas de demande d’interrogatoire du responsable de la tuerie de Daillon mais juste une demande d’éléments au sujet du tireur adressée au Centre de coopération policière et douanière, démarche habituelle et classique lorsque des homicides présentant certaines similitudes se déroulent dans la région».

A Chevaline, un tueur inconnu avait utilisé un vieux pistolet de l’armée suisse pour abattre trois touristes et un cycliste avant de disparaître. Pour autant, à ce stade, il n’y a selon la police française «aucun élément permettant de relier les deux affaires».

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