Les partis gouvernementaux ne sont pas aussi convaincus que Hans-Rudolf Merz de la faisabilité du taux unique. Vendredi, au terme des entretiens de la Maison de Watteville qui ont porté sur la refonte de la TVA, la présidente du PDC, Doris Leuthard, a expliqué que les partis avaient demandé au Conseil fédéral de présenter deux variantes: une avec un taux unique combiné avec une liste d'exceptions aussi mince que possible, une autre avec un taux normal et un taux réduit.

«L'objectif du taux unique est juste, mais des questions sociales importantes doivent être résolues. Nous favorisons une solution fiscalement neutre qui ne surcharge pas les ménages privés et qui allège les coûts des entreprises», résume-t-elle, en précisant qu'une requête du PS, qui a plaidé pour une TVA «eurocompatible», (au moins 15%), avait été rejetée.

Les partis sont également unanimes à reconnaître que les loyers devraient rester hors du champ de la TVA. Et le domaine de la santé? C'est ouvert pour l'instant, confie Doris Leuthard.

La refonte de la TVA prendra deux à trois ans. Pour cette raison, les partis appuient Hans-Rudolf Merz dans sa volonté de procéder à des corrections rapides de la pratique, car elle génère de dangereuses insécurités juridiques pour les PME.