Uber brave l’interdiction genevoise

Mobilité Mardi, les chauffeurs ont circulé normalement

L’injonction administrative des autorités genevoises adressée à la société Uber n’a pas été suivie d’effet auprès des chauffeurs de la start-up californienne. Mardi, ces derniers n’ont pas lâché leur volant, malgré la décision du Service du commerce (Scom) exigeant la cessation des activités de l’entreprise de VTC (voiture de tourisme avec chauffeur) au motif d’une violation de la loi cantonale sur les taxis.

La décision du Scom n’a pas manqué de faire réagir Uber, qui a répliqué hier par le dépôt des mesures provisionnelles auprès de la Chambre administrative de la Cour de justice. «Nous avons demandé l’effet suspensif», précise son avocat Me Vincent Maitre.

La pétition numérique lancée par la société elle-même continue à engranger des soutiens. Atteignant plus de 8000 paraphes en fin de soirée, le texte visant à maintenir les activités d’Uber sur sol genevois devrait rapidement récolter 10 000 signatures, objectif de la société américaine.

S’attribuant 85% des parts du marché, l’entreprise Taxiphone, via son avocat, estime que l’Etat pourrait aller plus loin en «investissant les locaux d’Uber et en fermant leurs ordinateurs».