Uber sommé de cesser ses activités

Genève L’entreprise fera recours contre l’injonction des autorités

Les fronts de la mobilité individuelle viennent de se tendre d’un cran à Genève. Entre d’un côté l’Etat et la corporation des taxis. Et de l’autre la société Uber. Le canton a, selon une information de la Tribune de Genève publiée lundi en fin de journée, formellement ordonné à l’entreprise californienne de stopper ses activités dans la région. Au prétexte qu’Uber violerait la loi sur les taxis.

De son côté, la société de voiturage gérant une application de mise en relation entre particuliers et chauffeurs professionnels dénonce une «connivence entre l’Etat et le lobby genevois des taxis». Elle indique qu’elle fera recours contre cette injonction. Et annonce le lancement d’une pétition pour soutenir sa cause.

Guerre de la mobilité

Début mars, Uber a remporté une première manche juridique contre ses détracteurs. Mais d’autres décisions de plusieurs tribunaux sont encore pendantes. Les taxis genevois n’étant pas prêts à attendre la restitution de tous les verdicts attendus, ils avaient mis en demeure le Conseil d’Etat de décréter l’interdiction unilatérale d’Uber d’ici au 15 avril. Faute de quoi, ils auraient actionné – à travers leur centrale hégémonique Taxiphone, représentant 85% du marché – des poursuites en dommages et intérêts contre le canton. Les autorités politiques genevoises ont manifestement cédé aux pressions.

Active à Zurich depuis l’été 2013, Uber est aussi présente à Lausanne depuis janvier dernier.