Deux programmes d’armement cette année

Défense Des drones et canons de DCA

Si le Conseil fédéral donne son aval, il devrait y avoir exceptionnellement deux programmes d’armement en cette année 2015, pour un montant global de 1,3 milliard de francs, selon un porte-parole du Département de la défense, confirmant une partie des informations de la NZZ.

Ueli Maurer l’avait annoncé en marge des débats du parlement en décembre: il a bien l’intention de préparer un complément au programme d’armement 2015 pour utiliser les 800 millions primitivement réservés en 2015 et 2016 pour l’achat du Gripen. Il obéirait ainsi à une motion du Conseil national. Même si le Conseil des Etats estimait, tout comme le Conseil fédéral, que l’état de préparation des projets d’armement ne permettait pas d’utiliser cet argent dans un court laps de temps.

La firme israélienne Elbit

On connaît aujourd’hui les grandes lignes des deux programmes. Le premier, portant sur un montant d’environ 500 millions, concerne l’achat de six drones d’exploration, non armés, du type Hermes 900, de la firme israélienne Elbit. Ils doivent remplacer les 15 drones Ranger de 2001. S’y ajouteront des véhicules lourds et des simulateurs de tirs. Le Conseil fédéral prendra sa décision en février.

Le programme supplémentaire de 800 millions devrait concerner essentiellement la modernisation des canons de DCA 35 mm datant des années 1960, ainsi que l’achat de véhicules. Avant même l’échec du projet d’avions de combat, Ueli Maurer avait indiqué que l’une de ses priorités était de renforcer et moderniser la défense aérienne.

Le projet Bodluv 2020 (sol-air) doit remplacer l’actuel système de défense contre avions composé des systèmes à courte portée, en l’occurrence des missiles guidés légers «Stinger», des canons de DCA de 35 mm précités, ainsi que des missiles «Rapier» de moyenne portée.

Pour le système de défense aérienne de moyenne portée, prévu dans le programme 2017, la direction générale de l’armement, armasuisse, avait retenu il y a trois semaines trois sociétés, une allemande, une britannique et une israélienne. Mais elle souhaitait, dans le cadre de la réponse au franc fort, confier la direction de l’acquisition à une entreprise suisse fonctionnant comme entrepreneur général. RUAG, Thales (Suisse) et Rheinmetall Air Defence ont été invités à prendre part à l’appel d’offres.