Plus de huit Suisses sur dix condamnent les débordements d'extrémistes de droite lors de la Fête nationale au Grütli. Pourtant, selon un sondage publié par le SonntagsBlick, près de 90% des sondés veulent que le 1er Août soit fêté au Grütli. Pour deux tiers des 1001 personnes interrogées par l'Institut Isopublic, l'accès à la prairie mythique ne devrait être interdit qu'en cas d'infractions à la loi. Seuls 6% sont favorables à la suppression de la célébration.

Dans une interview accordée au même hebdomadaire dominical, l'ex-conseiller fédéral Adolf Ogi illustre la tendance exprimée par les sondés. «Il n'est pas nécessaire d'interdire l'accès au Grütli. Nous devons opposer aux néo-nazis nos propres valeurs.»

Le sondage publié dans le SonntagsBlick montre encore qu'une majorité considère l'extrémisme de droite comme un danger pour la Suisse. Cette mouvance est un «très grand» ou «plutôt un grand» danger pour la moitié des sondés.