Quatre candidats qui ne disposent d’aucun relais au parlement cantonal sont aussi en lice. Les Verts libéraux poursuivent leur offensive, entamée fin 2010, pour se profiler à Genève. Jusqu’ici, elle leur a valu neuf sièges dans les assemblées de trois communes et un score genevois de 3,2%, insuffisant pour gagner un mandat, aux élections fédérales d’octobre. Son candidat Laurent Seydoux, 45 ans, a brigué en vain l’an dernier sa reconduction à l’exécutif de Plan-les-Ouates où il a assuré deux législatures. La jeune formation s’est fait une spécialité d’accueillir des exilés de formations du centre droit. Il pourrait en aller de même avec ses électeurs déçus.

Centré sur les enjeux numériques et l’exigence de transparence, le Parti pirate brigue pour la deuxième fois les faveurs des Genevois. La formation, qui exige notamment que les délibérations gouvernementales soient rendues publiques, présente Alexis Roussel. Ce cadre de 34 ans avait été sa tête de liste en octobre au Conseil national. La liste avait alors obtenu 0,9% des suffrages.

C’était toujours trois ou quatre fois mieux que la liste «Alliance bleue» de Paul Aymon. Ce citoyen, qui se fait parfois appeler le Prophète, est un habitué des scrutins genevois qu’il n’a jamais remportés. Il se présente cette fois sous l’étiquette «Construction démocrate, radicale et sociale».

L’adresse internet pme-jobs.ch, qui n’est pas encore activée, n’est pas un parti mais sert d’en-tête au dernier concurrent. Manuel Acevedo , 34 ans, se présente pour la première fois devant le suffrage universel. Il veut faire entendre la voix des petites entreprises et la nécessité d’y créer des emplois.