Il avait démissionné de la police judiciaire il y a une dizaine d'années pour ouvrir un magasin de jeans au centre-ville. Voilà que Jean-Charles Bellido devient le nouveau directeur de l'établissement pénitentiaire de La Brenaz.

Depuis septembre 2015, il occupait le poste de responsable de l'exécution de la peine au sein de cette prison tout juste agrandie de 100 places. Il succède ainsi à Anne-Dominique Dubois, victime d'un burn out en raison de la pression liée aux délais compressés de cette extension, très brièvement revenue aux commandes et désormais placée à la tête de la maison ouverte du Vallon. 

Des débuts difficiles

Agé de 58 ans, Jean-Charles Bellido, 25 ans de carrière au sein de la PJ, a été nommé par le conseiller d'Etat Pierre Maudet, sur proposition de l'Office cantonal de la détention. Un office dirigé par Philippe Bertschy, lui-même ancien policier.

«Ce sont les expériences d'homme de terrain et de commandement, ainsi que les compétences juridiques et financière de M. Bellido qui ont convaincu le magistrat de lui accorder sa confiance», souligne le communiqué du Département de la sécurité et de l'économie.

Il est également précisé que La Brenaz, dès le 30 juin, fonctionnera à pleine capacité, soit avec 168 détenus. Jusqu'à présent, cette nouvelle prison a connu des débuts difficiles, marqués par des problèmes techniques et par l'évasion ratée d'un pensionnaire très outillé qui a motivé l'ouverture d'une enquête pénale sur les défauts de la fouille et les conditions du convoyage. Des détenus ont également été payés à ne rien faire en raison de l'ouverture échelonnée des ateliers.

Lire aussi: Les ratés de La Brenaz, nouvelle prison genevoise