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L’enseignement du français au primaire n’a toujours pas le soutien des enseignants, premiers acteurs du terrain.
© GEORGIOS KEFALAS / Keystone

Commentaire

Un apaisement général et du chemin à faire

L’issue de ce vote est réjouissante. Mais ce n’est pas une déclaration d’amour au français

La guerre des langues n’a pas éclaté sur les bords de la Limmat. La ministre zurichoise Silvia Steiner peut respirer. Un oui à l’initiative des enseignants pour la suppression d’une langue étrangère à l’école primaire aurait placé la politicienne dans une posture délicate, elle qui est aussi présidente de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique. D’autant plus que ce grand canton possède un poids particulier dans ce dossier. Mais l’élue zurichoise n’est pas la seule à souffler. A Berne, le ministre de l’Intérieur Alain Berset n’aura pas à mettre en œuvre sa menace d’intervenir pour faire respecter l’accord intercantonal, pour l’instant.

Lire aussi: Zurich tient à l’enseignement de deux langues à l’école primaire

Un vote motivé par la crainte

L’issue de ce vote est réjouissante. En refusant le démantèlement de l’harmonisation scolaire, déjà plébiscitée par le passé et inscrite dans la Constitution, le cœur économique de la Suisse valide l’idée d’une école ambitieuse et conforme aux idéaux du fédéralisme. Mais cette décision n’est pas une déclaration d’amour au français.

Ce vote est plus motivé par la crainte de voir s’ouvrir une coûteuse réforme qui aboutirait à remettre en cause l’actuel statut privilégié de l’anglais. Ou encore, par l’idée de bouleverser un équilibre intercantonal durement conquis au nom de la mobilité des élèves. Ce serait une erreur de considérer que tout va bien sur le front de l’enseignement des langues.

Faire du plurilinguisme un acquis

L’irruption de cette campagne, dix ans après une première attaque contre le Frühfranzösisch, est plutôt inquiétante: cela signifie que l’enseignement du français au primaire n’a toujours pas le soutien des enseignants, premiers acteurs du terrain. Aidons-les à faire en sorte que dans dix ans, le plurilinguisme ne soit pas seulement un idéal politique martelé à Berne, mais un acquis.

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