Au-delà de la branche touristique, on peut légitimement s'attendre à ce que cette nouvelle proximité entre le Valais et la Suisse alémanique ouvre des perspectives intéressantes dans le domaine de la formation tertiaire, de part et d'autre du tunnel du Lötschberg.

Dominik Albrecht, directeur de la HES-SO Valais, s'y est préparé: «Il y aura manifestement des effets dans les deux sens. De la même manière que les étudiants valaisans pourraient être plus facilement tentés qu'auparavant par une formation universitaire à Berne ou à Zurich, vu les temps de trajet restreints, nous comptons également sur l'attrait de nos hautes écoles vis-à-vis des étudiants alémaniques.» La HES-SO a par ailleurs mené plusieurs campagnes outre-Sarine, dans les écoles de cycle secondaire II ou en faisant de la publicité dans les bus de la capitale fédérale.

De l'avis du directeur, les quatre domaines de formation offerts par la HES-SO Valais (Sciences de l'ingénieur, Santé sociale, Informatique de gestion et Tourisme) ont en soi largement de quoi intéresser les étudiants suisses alémaniques, mais c'est bien la formation bilingue offerte par l'institution qui peut très vite devenir l'argument de référence. «Je parle moi-même les deux langues et je me rends bien compte à quel point un diplôme bilingue délivré par une haute école peut compter sur le marché de l'emploi.»

Et Dominik Albrecht d'articuler un «best-case» scénario qui verrait les effectifs de la HES SO Valais enfler de 10% à moyenne échéance.