«Représenter la diversité de ses membres et prendre en compte les différences de sensibilité entre régions urbaines, rurales, linguistiques.» Ces deux revendications étaient des éléments clés de la démarche entreprise par les membres romands du groupe socialiste à la veille de la désignation de la nouvelle présidence du PS suisse. En toile de fond: la crainte d’une sous-représentation des minorités culturelles, en particulier romandes.

Ces préoccupations faisaient suite au retrait de la double candidature de Mathias Reynard et de Priska Seiler Graf à la succession de Christian Levrat. Ce tandem aurait permis de maintenir une voix romande forte à la tête du parti après le départ de l’influent Fribourgeois qui l’a dirigé pendant douze ans. On connaît l’histoire: Mathias Reynard a préféré se concentrer sur sa candidature pour le Conseil d’Etat valaisan. De sorte que seul le duo zurico-argovien composé de Mattea Meyer et de Cédric Wermuth est resté en course, l’unique contestation venant d’un camarade de Nidau, Martin Schwab, dont la tentative de prendre les commandes du PSS a très nettement échoué.