La candidature de Hans-Rudolf Merz à la présidence du Parti radical suisse suscite des critiques. «Cela rappelle le temps de l'Union soviétique lorsque le premier secrétaire était simplement désigné et qu'on l'apprenait par fax», a souligné le conseiller national radical Marc Suter sur les ondes de la Radio alémanique DRS. La conseillère nationale zurichoise Lily Nabholz a réagi dans le même sens en expliquant qu'elle aurait souhaité une large discussion.

La conseillère aux Etats neuchâteloise Michèle Berger trouve elle aussi que tout va trop vite. Elle verrait le sénateur fribourgeois Jean-Claude Cornu comme possible président du parti. Il correspond au profil souhaité par les Romands. Pour le conseiller national genevois et vice-président du PRD John Dupraz, H.-R. Merz ne représente pas l'«aile progressiste» dont le PRD a besoin pour se profiler comme un parti moderne. Le PRD ne doit pas se «confiner dans un combat à la culotte» avec les blochériens mais retrouver sa position au centre de l'échiquier politique. Pour être crédible, il doit prendre en compte les aspects sociaux et de développement durable de l'économie, estime le Genevois. En désignant H.-R. Merz à sa présidence, le PRD fera deux pas en arrière, a déclaré pour sa part le conseiller national Yves Guisan (VD). Le PRD a besoin d'un président combatif, capable de donner de la couleur à la vie politique.

LT