Adoption

Un comité va contrer le droit à l’adoption pour les couples homosexuels

Les opposants au droit d’adoption pour les familles arc-en-ciel ont confirmé vendredi qu’ils lanceraient un référendum

Encore un obstacle pour les familles arc-en-ciel. Les opposants au droit d’adoption pour les couples homosexuels ont confirmé vendredi qu’ils lanceraient un référendum. Adoptée par le Parlement durant la session d’été, la nouvelle loi permet à une personne liée par un partenariat enregistré d’adopter l’enfant de son partenaire, à condition que le second parent biologique soit inconnu, décédé ou d’accord de céder ses droits et obligations.

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Selon l’association faîtière Familles arc-en-ciel, des milliers d’enfants grandissent aujourd’hui déjà en Suisse au sein d’un couple homosexuel. La nouvelle loi reconnaît cette réalité et leur accorde une meilleure protection juridique. Pour l’association, les élus ont tenu compte du «bien de l’enfant et pris position pour l’égalité des enfants, quel que soit l’état civil de leurs parents».

Comité référendaire

Mais rien n’est acquis. Malgré la large approbation des Chambres fédérales, un comité référendaire «Non à ce droit de l’adoption» veut que le peuple se prononce. Il va s’engager pour «que la parentalité d’un père et d’une mère ne soit pas affaiblie par ce nouveau droit de l’adoption». Il estime que la «quasi-invitation à la commande de mères porteuses à l’étranger par des couples de même sexe ne peut pas être acceptée sans être contestée».

Jeune UDC valaisan, Jean-Philippe Gay-Fraret copréside ce comité interpartis et interconfessionnel. Il indique que plusieurs parlementaires en sont déjà membres, dont les conseillers nationaux UDC Jean-Luc Addor (VS), Yves Nidegger (GE) et le conseiller aux Etats UDC Peter Föhn (SZ). Du côté du PDC, le Tessinois Marco Romano s’est aussi engagé. «La liste du comité est presque définitive. D’autres PDC hésitent encore», explique Jean-Philippe Gay-Fraret qui souhaite que la coalition soit la plus large possible. Ainsi, différentes organisations comme l’Association des Médecins catholiques suisses, la Fondation Futur CH et le Mouvement Chrétien Conservateur valaisan soutiendront aussi le référendum, selon Jean-Philippe Gay-Fraret. Dès publication de la décision du parlement dans la Feuille fédérale, les référendaires ont 100 jours pour récolter 50 000 signatures.

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